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Les technologies au travail sont bien reçues par les Canadiens et les Canadiennes – mais ce ne sont pas toutes les personnes qui en bénéficient

Selon un sondage effectué par l’Environics Institute, la majorité des gens constatent que les technologies ont eu pour effet de rendre leur emploi plus agréable et plus facile, mais les impacts sur la sécurité d’emploi et les salaires sont uniformément répartis

Toronto, 16 septembre 2020 – Un nouveau sondage effectué par l’Environics Institute révèle que les Canadiens et les Canadiennes ont en général une perception favorable des technologies en milieu de travail. Deux-tiers des Canadiens et des Canadiennes qui font partie de la population active signalent que les technologies informatiques ont eu pour effet de modifier leur façon de travailler, et la plupart d’entre eux qualifient les effets des technologies de positifs ou de neutres.

Le Sondage 2020 sur l’emploi et les compétences, réalisé par l’Environics Institute for Survey Research, en partenariat avec le Centre des Compétences futures et le Diversity Institute de l’Université Ryerson, fait suite à des résultats préliminaires diffusés en mai de cette année. Le sondage a révélé que la majorité des travailleurs avaient qualifié leur emploi de plus facile et encore de plus agréable grâce aux nouvelles technologies, tandis que seule une proportion minoritaire des travailleurs sondés ont déclaré que leur emploi était devenu moins agréable, plus difficile, moins bien rémunéré ou moins sécuritaire.

Aussi bien reçus que ces résultats puissent paraître, ils s’accompagnent d’une qualification : les effets des technologies en milieu de travail sont inégaux. Les hommes sont plus enclins que les femmes à déclarer bénéficier d’un revenu plus élevé et d’une plus grande sécurité d’emploi en raison des nouvelles technologies, et les personnes qui occupent des postes de gestion sont plus susceptibles que les travailleurs des secteurs des ventes et de la vente au détail à avoir connu une hausse salariale.

Les Canadiens et les Canadiennes semblent être ouverts aux changements technologiques en milieu de travail. Mais il serait naïf de penser que les technologies apportent des avantages uniformes. Ce n’est pas le cas, et il est important de se concentrer sur les Canadiens et les Canadiennes qui en bénéficient le moins ou qui sont même laissés pour compte.
Andrew Parkin, directeur général de l’Environics Institute

Le sondage a révélé que les Canadiens et les Canadiennes perçoivent sous un jour favorable la formation axée sur les compétences qu’ils reçoivent. Au cours des cinq dernières années, la moitié des Canadiens qui font partie de la population active ont participé à un cours de formation professionnelle, et jusqu’à 90 % d’entre eux estimaient que ces cours avaient été utiles pour rehausser leur rendement au travail. Mais encore là, l’impact de la formation est inégal. Les personnes qui en ont le moins besoin sont les plus susceptibles d’y accéder – il s’agit notamment des travailleurs à temps plein, des professionnels, des cadres et gestionnaires et des personnes ayant suivi des études universitaires.

Il nous faut faire progresser ce que nous essayons d’accomplir au moyen de la formation professionnelle face à l’essor du monde du travail. L’amélioration des compétences et le recyclage sont des notions qui deviennent une réalité pour presque toutes les personnes qui participent à notre nouvelle économie, d’où l’importance d’en faire autant avec la formation professionnelle et de la rendre accessible à grande échelle. Pourtant, nous voulons faire en sorte que la formation contribue à l’atteinte de résultats qui ne réaffirment pas l’inégalité. Il faut que la formation professionnelle soit non seulement offerte à grande échelle, mais qu’elle soit aussi minutieusement ciblée et priorisée de manière à tenir compte des obstacles en fonction du type d’emploi que vous détenez ainsi que de votre revenu, de votre race, de votre handicap, de votre sexe et d’autres catégories.
Pedro Barata, directeur général du Centre des Compétences futures
Si les compétences représentent la nouvelle devise du 21e siècle, nous devons alors être très clairs sur notre façon de les définir, de les perfectionner, de les utiliser et d’y accéder. Par exemple, lorsque nous parlons de compétences numériques, nous devons être clairs sur la façon de faire la distinction entre les compétences approfondies en programmation informatique, les compétences liées au déploiement des technologies à l’appui d’objectifs organisationnels et les compétences numériques essentielles dont on a besoin pour travailler dans différents secteurs et exercer différentes fonctions. Nous devons chercher des pistes novatrices afin de réduire l’écart numérique et de niveler le terrain de jeu pour les femmes et d’autres groupes sous-représentés pour assurer leur pleine participation – mais nous devons aussi nous pencher sur les obstacles systémiques qui amènent les employeurs à chercher des talents aux mauvais endroits.
Wendy Cukier, directrice du Diversity Institute de l’Université Ryerson et chef de recherche universitaire pour le Centre des Compétences futures (CCF)

On a interrogé au total 5 000 personnes âgées de 18 ans et plus dans toutes les régions du Canada à l’aide de méthodologies en ligne (provinces) et par téléphone (territoires) entre le 28 février et le 4 avril 2020.

Points importants :

  • La plupart des Canadiens et des Canadiennes soutiennent que les nouvelles technologies informatiques ou de l’information ont modifié leur façon de travailler et cette modification est plus susceptible d’être perçue comme positive plutôt que négative.
  • La majorité des diplômés collégiaux et universitaires des grands domaines d’études signalent que leur programme les avait très bien ou assez bien préparés aux emplois qu’ils ont occupés après l’obtention de leur diplôme. Cependant, le pourcentage de diplômés qui déclarent avoir été très bien préparés à leurs emplois est plus élevé chez les personnes ayant obtenu leur diplôme avant 2000, plutôt qu’à partir de cette année‑là.
  • Les Canadiens et les Canadiennes se sont montrés nettement plus sceptiques au sujet des retombées économiques plus larges associées aux nouvelles technologies. Seulement la moitié des Canadiens et des Canadiennes d’aujourd’hui par rapport à 1985 s’attendent à ce que l’intégration de davantage d’automatisation et de nouvelles technologies en milieu de travail se traduira par une économie canadienne plus vigoureuse et par des prix plus bas pour les consommateurs.
  • Lorsque les Canadiens et les Canadiennes pensent à ce qu’il faut pour réussir dans le milieu de travail moderne, ils ont en tête un grand éventail de compétences – comme celles connexes à la communication, à la collaboration et au leadership – qui vont au-delà du savoir-faire technique.
  • La majorité des personnes interrogées disent que le manque de scolarité nécessaire ou de formation nécessaire chez les travailleurs au chômage contribue actuellement de façon importante au chômage au Canada. Toutefois, la proportion de celles qui sont de cet avis est demeurée inchangée au fil du temps.
  • La démarche d’acquisition de nouvelles compétences professionnelles la plus couramment utilisée par les Canadiens et les Canadiennes qui font partie de la population active consiste à apprendre auprès de leurs collègues de travail sur le terrain.
  • Deux Canadiens ou Canadiennes sur cinq croient avoir des chances de bénéficier d’une subvention du gouvernement comme moyen d’aider à défrayer les frais de formation, de sorte à leur permettre de rehausser leurs compétences professionnelles.

Au sujet du Centre des Compétences futures

Le Centre des Compétences futures est un centre de recherche et de collaboration avant-gardiste qui se voue à préparer les Canadiennes et les Canadiens pour qu’ils aient du succès en emploi et qu’ils satisfassent aux besoins émergents en talents des employeurs. En qualité de communauté pancanadienne, le CCF réunit des experts et des organismes de différents secteurs afin de déterminer, d’évaluer et d’échanger de façon rigoureuse des approches novatrices au développement des compétences nécessaires pour favoriser la prospérité et l’inclusion. Le CCF participe directement à l’innovation grâce à des investissements dans des projets pilotes et de la recherche universitaire sur l’avenir du travail et les compétences au Canada. Le Centre des Compétences futures – Future Skills Centre est financé par le programme Compétences futures du gouvernement du Canada.

Au sujet du Environics Institute

The Environics Institute for Survey Research (www.environicsinstitute.org) (en anglais) a été créé par Michael Adams en 2006 afin de favoriser une opinion publique et une recherche sociale pertinentes et originales sur des questions importantes de politique publique et de changement social.

Au sujet du Diversity Institute de l’Université Ryerson

Le Diversity Institute effectue et coordonne des recherches multidisciplinaires et multipartites afin de satisfaire aux besoins de Canadiens et de Canadiennes de diverses origines.

Personne-ressource pour les médias :

Peter Aterman

Gestionnaire bilingue des communications

Centre des Compétences futures

Téléphone : 647 262 3706

Courriel : paterman@fsc-ccf.ca

L’auteur du rapport est à la disposition des médias pour procéder à des entrevues en français et en anglais.

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