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Leçons apprises : La pandémie et l’apprentissage à domicile au Canada

Le Sondage sur l’emploi et les compétences, mené par l’Environics Institute for Survey Research en partenariat avec le Diversity Institute et le Centre des Compétences futures, a été conçu pour explorer l’expérience des Canadiens et des Canadiennes quant à la nature changeante du travail, attribuable notamment à l’adaptation aux nouvelles technologies, à une insécurité de travail grandissante et à l’évolution des exigences en matière de compétences.

Pour de nombreux étudiants.tes, l’effet à court terme de la pandémie de COVID-19, par le passage à l’apprentissage en ligne, a été en fait de « privatiser» notre infrastructure éducative, car les familles ont dû compter sur leurs propres ressources pour fournir les espaces, les outils et les connexions nécessaires à l’apprentissage continu. Mais comme le montre ce rapport, l’accès à ces ressources est inégal dans l’ensemble de la société canadienne.

Points importants

1

Partout au Canada, dans les ménages ayant des enfants d’âge scolaire, les enfants d’environ trois ménages sur cinq apprenaient en ligne au moins une partie du temps à l’automne 2020.

2

Bien que la plupart des ménages aient accès à Internet, bon nombre d’entre eux ont de la difficulté à payer leur connexion. Un(e) Canadien(-enne) sur trois affirme être quelque peu ou très inquiet(-ète) quant à sa capacité de se procurer une connexion Internet haut débit à domicile au cours des prochains mois; une proportion similaire s’inquiète d’être en mesure de payer sa facture de téléphone cellulaire au cours des prochains mois.

3

Parmi ceux qui avaient des enfants à la maison qui apprenaient en ligne au moins une partie de l’automne 2020, environ trois sur dix ont dit qu’il était probable que leurs enfants devraient utiliser le réseau Wi-Fi public pour terminer leurs travaux scolaires parce qu’il n’y avait pas de connexion Internet fiable à la maison; que leurs enfants ne seraient pas en mesure de terminer leurs travaux scolaires parce qu’ils n’auraient pas accès à un ordinateur à la maison et que leurs enfants devraient faire leurs travaux scolaires au moyen d’un téléphone cellulaire.

Résumé

La pandémie de COVID-19 a entraîné la fermeture d’écoles, de collèges et d’universités et un virage vers l’apprentissage en ligne pour les élèves partout au pays. Le Sondage sur l’emploi et les compétences révèle que de nombreux ménages font face à des obstacles pour accéder à la connectivité et aux outils dont les élèves ont besoin pour apprendre en ligne. Cette situation est particulièrement vraie pour les Canadiens et Canadiennes à faible revenu, les personnes racisées et les peuples autochtones.

Partout au Canada, dans les ménages ayant des enfants d’âge scolaire, les enfants d’environ trois ménages sur cinq apprenaient en ligne au moins une partie du temps à l’automne 2020, tandis que les enfants de deux ménages sur cinq continuaient à fréquenter l’école en personne (à l’exclusion des enfants scolarisés à domicile, qui ne fréquentaient pas l’école ou dont la situation scolaire n’était pas connue de la personne interrogée). La proportion d’enfants fréquentant l’école en personne était la plus faible en Ontario et la plus élevée au Canada atlantique et en Colombie-Britannique. Dans la plupart des ménages ayant des enfants de moins de cinq ans ou des enfants en âge de faire des études postsecondaires vivant à la maison, les enfants apprenaient également en ligne, au moins une partie du temps, à l’automne 2020.

Les effets de cette situation sur la capacité des parents à accomplir leur travail efficacement varient. Dans l’ensemble, environ un parent sur trois affirme que le fait que son enfant fréquentait l’école en ligne a entravé l’exécution efficace de son travail, tandis qu’un sur quatre dit que cela a facilité les choses; une majorité relative (deux sur cinq), cependant, dit que cela n’a fait aucune différence dans un sens ou dans l’autre. Les hommes et les femmes sont tout aussi susceptibles de dire que le fait d’avoir des enfants qui ont fréquenté l’école en ligne a entravé l’exécution de leur propre travail.

Bien que la plupart des ménages aient accès à Internet, bon nombre d’entre eux ont de la difficulté à payer leur connexion. Un.e Canadien.enne sur trois affirme être quelque peu ou très inquiet.ète quant à sa capacité de se procurer une connexion Internet haut débit à domicile au cours des prochains mois; une proportion similaire s’inquiète d’être en mesure de payer sa facture de téléphone cellulaire au cours des prochains mois. Les Canadiens et les Canadiennes sont plus susceptibles que leurs homologues américains d’exprimer des inquiétudes quant à l’accessibilité financière de leur connexion Internet ou de leur téléphone cellulaire.

Il n’est pas surprenant que le niveau de préoccupation au Canada au sujet de la capacité de payer l’Internet ou le téléphone cellulaire soit beaucoup plus élevé chez les ménages à faible revenu. Les jeunes Canadiens et Canadiennes sont également beaucoup plus susceptibles que leurs homologues plus âgés de se soucier du paiement de leurs factures d’Internet haute vitesse ou de téléphone cellulaire. Il en va de même pour les personnes immigrantes par rapport à celles nées au Canada; ainsi que pour les Canadiens et Canadiennes racisés.ées par rapport aux personnes qui s’identifient comme blanches; et pour les peuples autochtones par rapport aux Canadiens et Canadiennes non autochtones.

Les élèves qui apprennent en ligne peuvent être confrontés à d’autres obstacles que les préoccupations qu’eux-mêmes ou leurs parents ont relativement à l’accessibilité financière de la connectivité. Parmi ceux qui avaient des enfants à la maison qui apprenaient en ligne, au moins une partie de l’automne 2020, environ trois sur dix ont dit qu’il était probable que leurs enfants devraient utiliser le réseau Wi-Fi public pour terminer leurs travaux scolaires parce qu’il n’y avait pas de connexion Internet fiable à la maison; que leurs enfants ne seraient pas en mesure de terminer leurs travaux scolaires parce qu’ils n’auraient pas accès à un ordinateur à la maison et que leurs enfants devraient faire leurs travaux scolaires au moyen d’un téléphone cellulaire. Les Canadiens et Canadiennes sont légèrement plus susceptibles que leurs homologues américains de dire que leurs enfants ont fait face à ces obstacles lorsqu’ils faisaient leurs travaux scolaires en ligne.

Comme on pouvait s’y attendre, parmi les personnes qui avaient des enfants à la maison qui apprenaient en ligne au moins une partie de l’automne 2020, la probabilité que ces enfants se heurtent à un ou plusieurs de ces obstacles lorsqu’ils font leur travail scolaire est plus élevée chez celles dont les revenus du ménage sont les plus faibles. Les personnes qui s’identifient comme racisées sont environ deux fois plus susceptibles que celles qui s’identifient comme blanches de dire que leurs enfants ont fait face à un ou plusieurs de ces obstacles pendant qu’ils faisaient des travaux scolaires en ligne. Celles qui s’identifient comme autochtones sont également beaucoup plus susceptibles que les Canadiens et Canadiennes non autochtones de dire que leurs enfants ont fait face à un ou plusieurs de ces obstacles lorsqu’ils faisaient des travaux scolaires en ligne.