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Le passage au télétravail : Façon dont s’adaptent les travailleuses et les travailleurs canadiens au travail à domicile

Le sondage sur l’emploi et les compétences fait le suivi des expériences de travail à domicile depuis 2020. La dernière vague du sondage, menée au printemps 2022, révèle que ces expériences ont gagné en positivité au cours de la pandémie. La majorité des personnes ayant travaillé à domicile indiquent préférer cet arrangement et vouloir le poursuivre une fois la pandémie terminée. En outre, la plupart des personnes qui souhaitent continuer à travailler à domicile préfèrent le faire de manière régulière, plutôt qu’occasionnelle.

Ce rapport se fonde sur les données de la quatrième vague du Sondage sur l’emploi et les compétences. Le sondage est mené par l’Environics Institute for Survey Research, en partenariat avec le Centre des Compétences futures et le Diversity Institute de la Toronto Metropolitan University.

A person working at a desk with a laptop and headphones on.

Principaux constats

78 % d’entre elles reconnaissent qu’elles préfèrent travailler à domicile plutôt que de travailler à leur lieu de travail habituel (parmi les personnes travaillant à domicile au moins quelques jours durant les trois mois précédant la pandémie de COVID-19).

La proportion de personnes qui déclarent préférer nettement le travail à domicile au travail à leur lieu de travail habituel est passée de 64 % en décembre 2020 à 78 % en mars-avril 2022.

Dans le cas des personnes qui ont des enfants de moins de cinq ans, la proportion de personnes craignant que le travail à domicile ait des répercussions négatives sur leur carrière a diminué de 16 points, pour passer de 63 % en décembre 2020 à 47 % en mars-avril 2022.

Résumé

Au début de l’année 2022, près d’un travailleur canadien sur deux a travaillé à domicile au moins certains jours. Les personnes qui occupent des emplois de bureau ou administratifs ou qui sont des professionnels ou des cadres, celles qui ont une formation universitaire et celles qui gagnent des revenus élevés sont plus susceptibles de travailler à domicile en raison de la pandémie.

Les expériences continuent d’être plus positives que négatives pour les personnes qui travaillaient à domicile pendant la pandémie. En outre, entre la fin 2020 et le début 2022, les personnes qui travaillaient à domicile sont devenues plus susceptibles de signaler des expériences positives, et moins susceptibles de signaler des expériences négatives. Ce constat s’applique tant aux hommes qu’aux femmes ainsi qu’aux travailleurs appartenant à différents corps de métier. Dans le cas des parents, les expériences de travail à domicile ont également gagné en positivité (ou perdu en négativité) par rapport aux premiers stades de la pandémie; ce changement est particulièrement notable dans le cas des mères.

Si, dans l’ensemble, les préoccupations concernant les répercussions potentielles du travail à domicile sur les carrières ont diminué, elles restent plus élevées que la moyenne chez les jeunes travailleurs, les travailleurs vivant avec un handicap et les Autochtones.

Le sondage montre également que certains travailleurs ont commencé à choisir des emplois offrant une possibilité de télétravail ou à réorganiser leur vie afin de profiter des nouvelles possibilités offertes par le travail à domicile. Un peu plus d’un travailleur sur dix déclare avoir changé d’emploi et trouvé un nouvel emploi qui leur est plus facile à exercer à distance, et ce, depuis le début de la pandémie. De plus, environ une personne sur dix a déménagé vers une communauté différente parce qu’elle a maintenant la possibilité de travailler à domicile. Ces choix sont plus courants chez les jeunes travailleurs et les personnes qui travaillent à temps partiel, et moins courants chez les personnes qui sont plus établies dans leur carrière. Ils sont également plus courants chez les personnes qui s’identifient comme Autochtones et chez celles qui vivent avec un handicap qui limite occasionnellement leur activité.

Parmi les personnes qui travaillent à domicile et qui souhaitent continuer de le faire, une majorité relative préférerait continuer le travail à domicile presque tous les jours, et la plupart (deux sur trois personnes) préféreraient rester à domicile deux à trois jours par semaine. Moins d’une personne sur trois ne souhaite travailler à domicile qu’occasionnellement. La préférence pour du travail à domicile la plupart du temps, plutôt qu’occasionnellement, varie toutefois considérablement selon les groupes. La différence la plus notable se situe au niveau de l’âge : les jeunes travailleurs sont beaucoup moins susceptibles de préférer travailler à domicile de façon régulière. La préférence pour le travail à domicile sur une base régulière est plus élevée chez les femmes que chez les hommes, et également chez les personnes n’ayant pas d’enfants que chez ceux qui en ont.

Enfin, rien ne prouve que l’expérience du travail à domicile pendant la pandémie soit associée à une moins bonne santé mentale. En fait, c’est le contraire : les personnes qui travaillaient à leur lieu de travail habituel au début de l’année 2022 sont un peu plus susceptibles de déclarer une moins bonne santé mentale que celles qui travaillaient à distance. Cette différence est plus prononcée chez les jeunes travailleurs : parmi les personnes âgées de 18 à 29 ans, celles qui ont continué à travailler à leur lieu de travail habituel font état d’une moins bonne santé mentale et sont plus susceptibles de se sentir anxieuses, seules ou déprimées, par rapport à celles qui travaillaient à domicile.

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