Projets d’innovation

L’une des principales fonctions du Centre des Compétences futures est de collaborer avec des intervenants de partout au pays pour élaborer, mettre à l’essai et évaluer des approches novatrices pour le développement des compétences.

Le Centre soutient la recherche-action par le biais de projets communautaires qui mettent à l’essai des approches novatrices pour aider les Canadiens et les Canadiennes de diverses origines à acquérir les compétences nécessaires pour s’adapter au marché du travail et y réussir. Tous les projets feront l’objet d’une évaluation rigoureuse et contribueront à renforcer la base de données probantes et à produire des renseignements exploitables sur ce qui fonctionne, pour qui et pourquoi.

À jour, nous nous sommes engagés à verser plus de 19 M$ au cours des deux prochaines années pour 16 projets d’innovation dans tout le Canada, d’un océan à l’autre.

Projets d’innovation — Soutien aux personnes en milieu de carrière

Le Centre des Compétences futures investit 7,65 M$ dans dix projets d’innovation, qui ont été sélectionnés parmi plus de 100 propositions soumises dans le cadre de notre appel thématique à projets visant à soutenir les travailleuses et travailleurs à la mi-carrière.

Plusieurs de ces projets font appel à des personnes en milieu de carrière qui travaillent dans des secteurs précis (p. ex. le pétrole et le gaz, le camionnage, l’automobile, la vente et la transformation des viandes) et qui ont été déplacées ou sont susceptibles de l’être. Ces projets mettent à l’essai des approches novatrices pour faciliter les transitions des travailleurs à la mi-carrière vers des débouchés à fort potentiel d’évolution professionnelle. D’autres projets se penchent sur les obstacles communs à une transition de carrière réussie et sur la façon d’améliorer les services actuels.

Un aperçu des dix projets est présenté ci-dessous.

« EDGE UP: Energy to Digital Growth Education and Upskilling Project », dirigé par Calgary Economic Development, l’Université de Calgary, SAIT, le Collège Bow Valley, CTIC Canada et Riipen

Au cours des dernières années, Calgary traverse une période de transition économique en raison de la restructuration du secteur énergétique et de la transformation numérique qui viennent perturber toutes les industries et multiplier les possibilités commerciales. Selon la stratégie économique de Calgary in the New Economy, le « talent » est l’un des quatre éléments nécessaires pour engendrer une prospérité durable.

Les ingénieurs et les géoscientifiques comptent parmi les professionnels qui ont été déplacés vers le milieu de leur carrière à cause de la restructuration du secteur énergétique. La demande de travailleuses et de travailleurs en technologie est en plein essor et les entreprises ont du mal à exécuter leurs plans d’affaires en raison d’une pénurie de main-d’œuvre ayant des compétences numériques.

Le Centre des Compétences futures investira presque 1,5 M$ sur deux ans dans EDGE UP, un projet mené par Calgary Economic Development avec un consortium de partenaires des secteurs privés et postsecondaires. Ensemble, ils travailleront à la conception, à la mise en œuvre et à l’évaluation d’un projet pilote d’amélioration des compétences numériques. Celui-ci aidera les travailleuses et travailleurs du secteur énergétique de Calgary qui ont été déplacés en milieu de carrière à faire la transition vers des possibilités professionnelles dans des domaines technologiques en pleine croissance.

En collaboration avec les employeurs pour déterminer les meilleures voies d’amélioration des compétences, le programme aidera les personnes qui préparent leur transition à acquérir des compétences spécialisées et générales et à occuper des postes spécifiques, comme ceux d’analystes de données, de développeurs complets et de gestionnaires de projet en technologie de l’information.

La mise en œuvre du projet pilote EDGE UP se fera en deux étapes échelonnées sur deux ans :

  1. La conception : Calgary Economic Development mènera des consultations auprès des employeurs locaux afin de déterminer les cheminements les plus prometteurs en vue d’améliorer les compétences numériques. Les établissements de formation élaboreront le programme et les participants seront sélectionnés.
  2. La mise en œuvre : Six cohortes de professionnels déplacés commenceront leur formation dans des domaines comme la préparation au marché du travail, les compétences culturelles et techniques et l’apprentissage intégré au travail.

Les participantes et participants des cohortes seront orientés vers des possibilités d’emploi à la fin de la formation.

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« Better Outcomes in Layoffs and Downsizing (BOLD) », dirigé par la Canadian Skills Training and Employment Coalition, le Syndicat des Métallos du Canada, Prism Economics, PTP Learning and Employment Programs, et le Congrès du travail du Canada

Les personnes travaillant dans le secteur manufacturier canadien sont particulièrement vulnérables aux perturbations du marché du travail telles que l’automatisation, et elles pourraient se voir confrontées à un avenir incertain.

La Canadian Skills Training & Employment Coalition et ses partenaires, notamment le Syndicat des Métallos du Canada, adapteront et évalueront une approche prometteuse d’adaptation de la main-d’œuvre qui est actuellement utilisée aux États-Unis. Cette approche mettra l’accent sur un dialogue précoce avec les employeurs, les syndicats et les travailleurs à risque en raison des compressions des effectifs et des déménagements. Le projet permettra de recycler et d’améliorer les compétences de la main-d’œuvre avant que leur emploi ne soit perturbé afin de réduire au minimum les répercussions négatives sur les employeurs et les travailleurs.

Le Centre des Compétences futures investira 650 632 $ dans BOLD, un projet de deux ans qui fera l’essai et l’évaluation de ce programme proactif avec quatre entreprises distinctes et 200 personnes à la mi-carrière travaillant dans le secteur manufacturier et de l’acier de l’Alberta et de l’Ontario. Une attention particulière sera accordée aux besoins uniques des femmes et des personnes nouvellement arrivées au Canada qui travaillent dans les entreprises participant au projet et qui pourraient être touchées par ses activités.

Le programme offre les possibilités suivantes :

  • définir les besoins en main-d’œuvre et les compétences actuelles des effectifs;
  • aider les employeurs et les syndicats à mettre en place une formation en milieu de travail pour combler les lacunes en matière de compétences;
  • travailler avec les employeurs et les syndicats pour trouver de nouveaux emplois dans une entreprise en aidant les personnes qui perdront leur emploi à se recycler;
  • orienter les entreprises et leurs effectifs vers des programmes de formation et d’apprentissage adaptés, à court terme ou en cours d’emploi; et
  • aider les personnes qui ne sont pas maintenues en poste à trouver d’autres possibilités d’emploi.

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« Transition to a New Tomorrow », dirigé par le Collège NorQuest

Le ralentissement de l’industrie pétrolière et gazière a provoqué des pertes d’emploi. Bien que les industries émergentes ouvrent de nouveaux débouchés, certaines personnes en milieu de carrière éprouvent des difficultés avec les programmes traditionnels de transition de carrière, manquent de confiance pour retourner aux études ou n’ont pas une idée réaliste de leurs compétences ou de la façon dont elles peuvent être transférables.

Le Collège NorQuest mettra à l’essai un programme de développement professionnel unique qui appuiera les personnes travaillant dans le secteur du pétrole et du gaz qui se trouvent à la mi-carrière en facilitant leur transition vers des parcours professionnels différents, soit par des formations complémentaires ou par l’établissement de liens avec de nouvelles industries.

Le Centre des Compétences futures investira 1 039 853 $ sur une période de deux ans dans le projet « Transition to a New Tomorrow », qui touchera au moins 120 personnes en milieu de carrière. Le projet se déroulera en Alberta, notamment dans les collectivités de Drayton Valley et de Whitecourt ainsi que dans les parcs industriels de Leduc/Nisku et d’Acheson.

Ce programme novateur de développement professionnel, qui explorera diverses approches d’orientation de carrière et de développement des compétences générales, sera divisé en trois étapes :

  1. exploration professionnelle : réflexion sur les compétences et les champs d’intérêt;
  2. développement professionnel : suivre les formations professionnelles nécessaires; et
  3. réflexion professionnelle : réflexion sur les options de développement professionnel.

Le projet englobe diverses possibilités d’apprentissage comme les évaluations personnelles, l’encadrement individuel, les séminaires, l’apprentissage intégré au travail, le mentorat, ainsi que des possibilités de recevoir du soutien des pairs. Le programme est entièrement adaptable et conçu pour être accessible à un groupe diversifié de personnes apprenantes non traditionnelles, dont un grand nombre sont des femmes, des immigrantes, des jeunes et des Autochtones. Il peut être suivi en personne, en ligne, ou les deux simultanément, selon le niveau ou le rythme qui convient au contexte particulier de chaque participante ou participant.

Ce programme est offert en partenariat avec le Community Learning Network, une association sans but lucratif regroupant plus de 100 programmes communautaires d’apprentissage pour adultes en Alberta. Les fournisseurs communautaires d’éducation et de formation des adultes et les personnes qu’ils servent seront renseignés et invités à participer au projet si celui-ci répond à leurs besoins et à leurs objectifs de transition professionnelle.

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« Continuous Learning for Individuals’ Mid-career and Beyond (CLIMB) », dirigé par le Collège Northern Lights

Les personnes en milieu de carrière sont les plus vulnérables aux perturbations du marché du travail, mais peu de renseignements, de ressources ou de formations sont offerts pour les appuyer pendant leur transition.

Le Collège Northern Lights a élaboré le projet CLIMB pour accroître l’intérêt des personnes qui sont en milieu de carrière pour la formation et l’éducation et pour réduire leurs craintes face à l’inconnu. L’objectif de ce projet est de les aider à passer à l’action pour obtenir une formation supplémentaire.

Le Centre des Compétences futures investira 754 315 $ dans CLIMB, un projet de deux ans qui sera mis en œuvre dans la région de services au nord et au sud de la rivière de la Paix en Colombie-Britannique et auquel participeront des membres des collectivités autochtones.

Environ 200 personnes participeront au programme CLIMB du Collège Northern Lights, qui offrira trois étapes de soutien :

  • détermination du type de programme de recyclage : conseils en recherche;
  • choix du bon programme : conseils en prise de décision; et
  • inscription au programme : comment répondre aux critères d’admission.

La plateforme en ligne de CLIMB aidera les participantes et participants à reconnaître les risques que présente l’automatisation pour leur emploi, à découvrir leurs points forts individuels et à déterminer comment leurs compétences correspondent aux besoins des employeurs. Le projet leur permettra aussi de créer un plan personnalisé de formation professionnelle afin qu’ils puissent accéder aux cours et au soutien qui les aideront à améliorer leur admission.

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« Supporting Mid-Career Workers with Disabilities », dirigé par l’UOIT, les universités York et Nipissing, le Collège Durham, l’Association nationale des étudiant(e)s handicapé(e)s au niveau postsecondaire, le Conseil des Canadiens avec déficiences, la Manitoba League of Persons with Disabilities, et l’Association québécoise pour l’équité et l’intégration au postsecondaire.

Bien que l’évolution actuelle du marché du travail pose des défis à de nombreux travailleurs et travailleuses, les personnes handicapées en milieu de carrière (PHMC) sont non seulement plus vulnérables aux perturbations du marché, mais elles doivent aussi surmonter des obstacles supplémentaires à leur adaptabilité professionnelle.

En collaboration avec des partenaires, dont l’Association nationale des étudiant(e)s handicapé(e)s au niveau postsecondaire, la Manitoba League of Persons with Disabilities et l’Association québécoise pour l’équité et l’intégration au postsecondaire, l’UOIT a conçu un projet pour évaluer les besoins des PHMC et pour élaborer et évaluer des outils et des ressources qui amélioreront leur capacité à prendre des décisions importantes dans leur transition professionnelle.

Le Centre des Compétences futures investira 650 632 $ dans ce projet, qui s’échelonnera sur deux ans et qui touchera des centaines de personnes handicapées en milieu de carrière au Canada.

Le projet aura trois objectifs : (1) accroître le soutien par les pairs et les possibilités de réseautage; (2) développer l’adaptabilité professionnelle et les compétences pertinentes; et (3) inspirer un sentiment d’espoir par rapport au travail. Cet objectif sera atteint en trois étapes :

  1. déterminer les besoins et les expériences des PHMC dans leur écosystème de travail (employeurs, organismes pour les personnes handicapées et groupes de défense de leurs droits);
  2. élaborer des outils et des ressources qui correspondent à ces besoins, y compris une trousse de sensibilisation, un réseau de pair à pair en ligne, des ressources sur les carrières et une série de séances d’encadrement virtuel; et
  3. tester et évaluer ces outils et ces ressources.

Les outils et les ressources seront éclairés par la recherche sur les expériences, les perceptions et les besoins des personnes handicapées en milieu de carrière.

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« Building the Skills of the Trucking Industry », dirigé par le Trucking Human Resource Sector Council Atlantic, le PEI Trucking Sector Council, la Women’s Trucking Federation of Canada, l’Association canadienne du camionnage d’entreprise, l’Association du camionnage des provinces de l’Atlantique, l’Immigrant Settlement Agency of NS, le Native Council of Nova Scotia, et le Centre for Employment Innovation du St. Francis Xavier University

Le camionnage est la principale méthode de transport des marchandises au Canada. Bien que la demande de transport continue d’augmenter, cette industrie fait face à une main-d’œuvre vieillissante et à une pénurie de camionneurs et camionneuses professionnels qualifiés. De plus, elle risque d’être perturbée par l’automatisation imminente des véhicules, et certains camionneurs professionnels sont préoccupés par les possibilités d’emploi futures et par leur capacité de se conformer à l’évolution des besoins de ce secteur.

En guise de réponse, avec ses partenaires, le Trucking Human Resource Sector Council Atlantic élaborera un programme d’amélioration des compétences pour 1) améliorer la productivité des camionneurs actuels, et 2) préparer la main-d’œuvre aux progrès technologiques à venir. Le projet fera appel à la technologie de la réalité virtuelle pour offrir de la formation de manière à enrichir les divers styles d’apprentissage. Le simulateur de réalité virtuelle est le premier du genre à être conçu spécifiquement pour l’industrie du camionnage, utilisant la technologie de l’IA et la capacité de suivre les yeux de l’utilisateur pour améliorer ses compétences de conduite dans des reprises illimitées.

Le Centre des Compétences futures investira 693 420 $ dans ce projet de deux ans, qui offrira des outils d’enseignement novateurs à au moins 150 camionneuses et camionneurs professionnels du Canada Atlantique, dans le but de vérifier les moyens qui permettraient de maintenir la population active actuelle et de recruter de nouvelles personnes dans ce secteur.

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« Skilled jobs for Mid-Career Workers Through Work-Based Learning », dirigé par le Work-Based Learning Consortium et la Canadian Association of Mold Makers

Avec l’avènement des nouvelles technologies et de l’automatisation, le secteur de l’automobile de l’Ontario subit d’énormes perturbations, entraînant le déplacement d’un grand nombre de personnes au milieu de leur carrière. En même temps, certains segments de l’industrie connaissent une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Les entreprises de fabrication de moules et de moulage par injection de la région de Kitchener-Waterloo et du grand Toronto ont signalé une grave pénurie de main-d’œuvre qualifiée et expérimentée pour pourvoir leurs postes vacants.

Le Work-Based Learning Consortium (WBLC) et la Canadian Association of Mold Makers se sont associés pour étudier comment améliorer les compétences de la main-d’œuvre déplacée et fournir la formation nécessaire pour remplir les postes vacants dans la fabrication des moules et dans le moulage par injection des régions du grand Toronto (dont Oshawa) et de Kitchener-Waterloo. Le Centre des Compétences futures investira 873 300 $ dans ce projet de 20 mois. Le programme assurera la transition de 24 personnes à la mi-carrière qui obtiendront un emploi permanent à temps plein à titre de main-d’œuvre qualifiée ou qui seront assurées de le conserver.

Le modèle d’apprentissage en milieu de travail axé sur les compétences, qui permet de contourner les méthodes traditionnelles de recrutement fondées sur le CV et sur les qualifications, s’est révélé efficace dans d’autres groupes de populations. Le projet se déroulera en deux étapes :

  1. Les compétences pour l’emploi visé seront répertoriées et les personnes qui ont été déplacées (ou qui risquent de l’être) seront recensées et invitées à passer des entrevues.
  2. Les personnes retenues suivront une formation en classe dispensée sous forme numérique afin d’acquérir les connaissances théoriques de base et la formation en cours d’emploi nécessaires pour obtenir un titre de compétence reconnu par l’industrie.

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« Preparedness of Learning (Learner Shock) », dirigé par l’Université du Manitoba

Avec les mutations du marché du travail, les personnes en milieu de carrière sont soudainement confrontées à la perspective d’un « retour aux études », souvent 20 à 50 ans après leur dernière expérience scolaire. Celles-ci pourraient éprouver un « Choc d’apprentissage » — les sentiments de frustration, de confusion et d’anxiété qui surviennent lorsqu’elles sont en présence de méthodes pédagogiques, d’attentes et de connaissances peu familières. Cette expérience peut représenter un obstacle considérable à la réussite d’un programme de formation et, par conséquent, à une transition réussie vers un nouveau poste ou une nouvelle industrie.

Les personnes handicapées en milieu de carrière et celles pour qui l’anglais est une langue seconde peuvent être particulièrement prédisposées à subir un « choc d’apprentissage ». Il en est de même pour les membres des populations autochtones qui se trouvent dans la même situation. Ce sont également ces mêmes groupes qui sont les plus vulnérables aux perturbations du marché du travail et qui ont le plus grand taux d’abandon des programmes de formation.

Le Centre des Compétences futures investira 366 100 $ dans ce projet de deux ans qui permettra de concevoir, d’appliquer et de mettre à l’essai des stratégies pour contrer le « choc d’apprentissage ». Le projet comporte trois objectifs :

  1. déterminer les facteurs qui mènent au « choc d’apprentissage »;
  2. élaborer des stratégies pour promouvoir les compétences, les connaissances et les comportements nécessaires pour vaincre le « choc d’apprentissage » et favoriser l’apprentissage continu; et
  3. créer des pratiques exemplaires fondées sur des données probantes à l’intention des employeurs ou des organismes pour améliorer les programmes de recyclage actuels et futurs et les ressources d’apprentissage pour les personnes apprenantes adultes.

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« Supporting Mid-Career Workers in Retail and Meat Processing », dirigé par les Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce Canada

Les personnes en milieu de carrière qui travaillent dans la vente au détail et la transformation de la viande sont confrontées à des contraintes technologiques et démographiques qui menacent leurs futurs moyens de subsistance. Les Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce (TUAC) représentent plus de 45 000 caissiers et caissières et 40 000 personnes travaillant dans l’industrie alimentaire, dont un grand nombre dans la transformation des viandes, deux secteurs qui sont aux prises avec un déplacement massif de main-d’œuvre qui est attribuable à l’automatisation.

Ce projet consistera à évaluer les moyens de doter les TUAC de tout le pays des compétences, des certificats de compétence et des normes professionnelles nécessaires pour réussir dans des domaines à forte croissance comme la cuisine, la pâtisserie, le commerce de détail, les techniques horticoles et le service de gestion des locaux.

Le Centre des Compétences futures investira 495 000 $ sur 12 mois pour la réalisation de ce projet, qui rejoindra les membres des TUAC dans 600 villes et villages du Canada, en milieu rural et en milieu urbain. Le programme des TUAC mettra l’accent sur les trois activités clés suivantes :

  1. fournir des formats d’apprentissage accessibles aux membres des TUAC qui sont axés sur le développement des compétences numériques et le perfectionnement des compétences générales;
  2. présenter une nouvelle approche pour les programmes de préapprentissage et d’apprentissage pour le service volontaire et les métiers industriels, combinant l’expérience en milieu de travail avec la technologie numérique; et
  3. explorer les possibilités de migration sectorielle depuis les professions à haut risque d’automatisation vers les industries et les postes dont la croissance est prévue.

Le projet s’appuiera sur des recherches sur les perspectives des personnes qui travaillent dans le commerce de détail et la transformation de la viande quant à l’automatisation de leur secteur et à leur niveau d’intérêt pour de nouveaux débouchés.

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« Be EPIC: Dementia Training for Mid-Career Workers », dirigé par Sam Katz Community Health and Aging Research Unit, l’Université Western, McCormick Dementia Services, le Community Training and Development Centre dans le comté de Northumberland et PATIO Interactive

Le nombre de personnes atteintes de démence (PAD) connaît une croissance rapide au Canada. Comme il s’agit d’une population ayant des besoins complexes et des déficiences cognitives, il peut être difficile de faire connaître leurs besoins en matière de soins. Cela exerce beaucoup de pression sur les préposés aux services de soutien à la personne (PSSP) qui sont en première ligne dans les soins aux PAD.

Les PSSP sont un groupe vulnérable de fournisseurs de soins de santé, dont les membres sont surtout des femmes de plus de 40 ans qui se trouvent en milieu de carrière et qui ont souvent l’anglais comme langue seconde. Beaucoup de PSSP ont quitté une autre carrière et ont plus d’un emploi. Peu d’entre elles ont reçu une formation adéquate pour développer leurs compétences en matière de démence.

Les chercheurs de la Sam Katz Community Health and Aging Research Unit de l’Université Western ont élaboré « Be EPIC », un programme de deux jours consacré au développement des compétences en matière de démence. Le programme de formation apprend aux PSSP les façons d’utiliser la communication centrée sur la personne, d’intégrer les antécédents sociaux de la clientèle aux soins courants et de faire appel à l’environnement des PAD en leur prodiguant des soins.

Le Centre des Compétences futures investira 418 717 $ sur deux ans pour réaliser ce projet, qui permettra d’élargir, de mettre à l’essai et d’évaluer le programme de formation Be EPIC et de mobiliser 48 participantes et participants dans des contextes urbain (London, Ontario) et rural (comté Northumberland, Ontario).

En s’appuyant sur la technologie de la réalité virtuelle, le programme permet aux PSSP de diverses origines culturelles et linguistiques d’acquérir les compétences nécessaires pour établir un lien avec les PAD et fournir des soins de qualité. Cela aidera à améliorer la qualité des soins, à renforcer la confiance des PSSP et à réduire leur niveau de stress.

Premiers projets d’innovation

Le CCF s’est engagé à faire une contribution financière de 11,58 M$ échelonnés sur deux ans pour la réalisation de six projets inauguraux. En collaboration avec les collectivités autochtones et nordiques, les personnes nouvellement arrivées au Canada et les jeunes à la recherche d’un emploi, ces premiers projets d’innovation comprendront la mise à l’essai de méthodes novatrices et inclusives de formation numérique, de modèles d’évaluation des compétences, de cheminements professionnels et du perfectionnement des compétences qui favoriseront leur employabilité.

Un aperçu des projets est présenté ci-dessous.

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« Indigenous ICT Development Centre », dirigé par FireSpirit et ID Fusion Software

Explorer des approches pour sensibiliser les jeunes Autochtones et les communautés sous-employées et renforcer leurs capacités dans le secteur des technologies de l’information et des communications.

Le secteur des technologies de l’information et des communications (TIC) est l’une des industries dont la croissance est la plus rapide au Canada. Toutefois, si la demande de talents est élevée, les Autochtones sont extrêmement sous-représentés dans les professions liées aux TIC.

Le Centre des Compétences futures investira 670 000 $ dans un projet de 16 mois dirigé par FireSpirit et ID Fusion Software pour évaluer la valeur de l’investissement d’un centre autochtone de développement des TIC, qui fournira des services et de la formation en matière de TIC à la communauté locale.

Le Indigenous ICT Development Centre travaillera auprès des jeunes Autochtones et des personnes sous-employées en mettant à l’essai des approches à des formations pertinentes, à des expériences de travail rémunéré, à un encadrement professionnel et au mentorat dans leurs communautés. En travaillant avec des employeurs autochtones et non autochtones dans le cadre de ce projet, on évaluera le jumelage de professionnels des TIC avec des entreprises ayant des besoins en TIC.

Ce projet est mené de manière unique par deux organismes du secteur privé autochtone afin de créer un cadre qui permettra aux professionnels autochtones des TIC d’être formés, de collaborer et d’offrir leurs services de façon individuelle ou collective. Le projet compte quarante participantes et participants dans les collectivités avoisinantes de Winnipeg et The Pas, au Manitoba.

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« Facilitating Access to Skills Talent (FAST) », dirigé par l’Immigration Employment Council of British Columbia (IECBC)

Mise à l’essai de volets professionnels élargis pour une plateforme en ligne d’évaluation et de développement des compétences afin d’aider les personnes nouvellement arrivées au Canada à mieux se préparer au marché du travail.

L’immigration est essentielle à la croissance de l’économie canadienne. Toutefois, le taux de chômage est plus élevé et les salaires sont plus bas par rapport à la moyenne canadienne chez les personnes nouvellement arrivées, et ce, malgré leurs niveaux de scolarité plus élevés. Mise à l’essai dans le cadre d’un programme pilote offrant des services avant l’arrivée, FAST est une plateforme en ligne d’évaluation et de perfectionnement des compétences spécifiques à l’emploi pour aider ces personnes à surmonter des obstacles comme la reconnaissance des titres de compétences étrangers et le manque d’expérience professionnelle au Canada.

Par l’entremise d’évaluations des compétences générales et techniques propres à certaines professions, FAST aide les personnes nouvellement arrivées à mesurer leurs compétences par rapport aux normes requises pour travailler au Canada et à mieux comprendre comment leur compétences peuvent leur permettre de satisfaire aux besoins du marché du travail. Ayant servi plus de 600 personnes dans 68 professions dans les métiers spécialisés, les technologies de l’information et les secteurs de la biotechnologie et des sciences de la vie, les premiers résultats montrent que 66 % des clientes et clients du programme FAST ont trouvé du travail dans leur domaine au cours des quatre semaines après leur arrivée au Canada.

Le Centre des Compétences futures investira 2,38 M$ dans ce projet de deux ans dirigé par l’IECBC, qui mettra à l’essai les volets actuels et en ajoutera d’autres dans les secteurs de la comptabilité, du tourisme et de l’accueil pour satisfaire la demande en Colombie-Britannique, au Manitoba, en Ontario et en Nouvelle-Écosse, leur permettant ainsi d’appuyer 1 500 personnes nouvellement arrivées.

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« Defining Digital Competencies », dirigé par l’Association canadienne de la technologie de l’information (ACTI)

Un nouveau programme de formation professionnelle pour tester une approche mixte pour les compétences numériques et professionnelles

En raison de l’évolution rapide des besoins en matière de compétences numériques, il existe un décalage entre les compétences des diplômés postsecondaires et les compétences techniques recherchées par les employeurs. Ces compétences numériques comprennent souvent une combinaison de la capacité d’innovation, de l’esprit d’entreprise, de la compréhension des processus d’adoption des technologies et des compétences générales comme les communications, la créativité et la capacité d’adaptation. Des approches novatrices sont essentielles pour mieux définir les compétences numériques nécessaires pour combler ces lacunes et créer de nouvelles possibilités.

Le Centre des Compétences futures investira 1,24 M$ dans un projet de deux ans dirigé par l’ACTI, qui étudiera de nouvelles approches pour définir les compétences numériques et créer de nouveaux débouchés vers des rôles numériques pour les diplômés non formés en STIM, les professionnels formés à l’étranger et les travailleuses et travailleurs prometteurs sans titres traditionnels de compétence. Ce projet subventionné assurera de façon unique une formation axée sur les compétences dans une approche fortement mixte de compétences numériques et professionnelles.

En collaboration avec les entreprises membres et les partenaires, l’ACTI travaillera à définir un ensemble de compétences numériques novatrices et recherchées. À l’aide de cette information, un programme d’études sera élaboré et mis à l’essai afin de trouver d’autres moyens d’accéder au secteur numérique. Des tests d’aptitudes et des évaluations de compétences rigoureux constitueront un volet clé de ce projet.

Ce projet ciblera 370 employeurs et personnes à la recherche d’emploi en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique et en Nouvelle-Écosse.

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« For-Credit InSTEM », dirigé par Actua

Mise à l’essai d’une approche axée sur la culture pour la formation aux compétences essentielles à l’employabilité des jeunes Autochtones et des jeunes du Nord

Les jeunes Autochtones font partie des populations dont la croissance est la plus rapide au Canada, mais leurs taux de participation à l’économie numérique et aux STIM sont inférieurs à la moyenne nationale. Le faible taux de diplomation au secondaire et le manque d’occasions de participer à des programmes de STIM où la culture et le savoir autochtones occupent une place centrale dans le développement des compétences constituent des obstacles à la participation des Autochtones et des résidents du Nord au monde du travail.

Le Centre des Compétences futures investira 2,3 M$ dans un projet de deux ans dirigé par Actua. Par l’intermédiaire d’un programme secondaire avec crédits, ce projet cherchera des moyens d’aborder ces obstacles en appliquant une approche pertinente sur les plans culturel et local pour développer la littératie numérique par le biais des compétences essentielles en lecture et en calcul. Le projet comprendra l’évaluation de deux programmes clés, dont un volet scolaire et un volet estival sur le terrain, qui offriront tous les deux des crédits d’études secondaires. Au cours de la deuxième année du projet, un programme de stages pratiques sera élaboré et mis à l’essai, et les élèves sélectionnés qui termineront le programme sur le terrain seront placés dans des stages offerts par Actua avec des partenaires industriels.

Soixante-quinze jeunes Autochtones participeront à la première cohorte de ce programme, provenant des Premières Nations de Kwanlin Dün et de Ta’an Kwäch’än au Yukon et de Frog Lake en Alberta, ainsi que de la Première Nation de Gwich’in et des communautés Inuvialuits dans les Territoires du Nord-Ouest.

Actua collabore étroitement avec les leaders communautaires, les conseils scolaires locaux, les aînés et les partenaires de l’industrie de la population autochtone afin d’élaborer un programme d’études qui reflète les priorités locales. Le modèle d’apprentissage axé sur le territoire dirigé par les Autochtones a été conçu pour répondre aux besoins et aux intérêts particuliers des jeunes Autochtones.

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« Bridging Competencies in a Technoloy-Supported Youth Employment Pathway », dirigé par l’Ontario Tourism Education Corporation (OTEC), First Work, et MaRS Discovery District

Mise à l’essai d’un modèle d’évaluation intégrée et de jumelage d’emplois pour les jeunes à la recherche d’un emploi

Le marché du travail évolue rapidement, et les cheminements de carrière deviennent de moins en moins linéaires et prévisibles pour les jeunes Canadiennes et Canadiens qui y font leur entrée. Ceux-ci ont souvent de la difficulté à comprendre les possibilités émergentes et à reconnaître les expériences transférables. Une infrastructure est donc nécessaire pour les aider à se retrouver parmi les cheminements de carrière de façon plus réceptive, personnalisée et ciblée.

Le Centre des Compétences futures investira 2,5 M$ dans un projet qui s’étendra sur deux ans et qui est dirigé par l’OTEC, MaRS Discovery District et First Work. Le projet étudiera la mise en place d’une passerelle unique vers l’emploi des jeunes, soutenue par la technologie.

Ce projet étudiera la façon dont les modèles d’évaluation des compétences peuvent être améliorés par la technologie pour favoriser une formation professionnelle plus ciblée. AliGN, le modèle d’évaluation et de jumelage emploi-travailleur de l’OTEC, a été conçu pour « présélectionner » les candidats qui n’ont pas de compétences ou d’expérience transférables. La plateforme de parcours d’emploi de MaRS est un outil d’orientation professionnelle créé en partenariat avec Google pour aider à créer des cheminements de carrière dans une économie qui évolue rapidement.

Ce projet intègre les deux technologies d’OTEC et de MaRS en une seule plateforme cohésive couvrant deux étapes clés du processus de développement des compétences et de l’emploi. Premièrement, la plateforme détermine les professions qui correspondent aux intérêts des jeunes à la recherche d’un emploi, et deuxièmement, elle étudie les compétences requises pour réussir dans ces professions. En collaboration avec First Work, des partenaires clés seront inclus dans les organismes de services d’emploi pour les jeunes.

Ce projet fera participer 2 000 jeunes à la recherche du parcours de formation professionnelle le plus efficace pour l’emploi et l’orientation professionnelle continue dans l’Ouest, le Centre et le Canada atlantique.

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« Future Skills Network for Universities », dirigé par FUSION

Un réseau national d’universités canadiennes axé sur le développement de compétences novatrices pour préparer les personnes étudiantes à l’économie de demain

Dans une économie qui évolue rapidement, de nombreux diplômés universitaires sont sous-employés de façon chronique. Cependant, les universités sont les mieux placées pour former les personnes étudiantes aux connaissances techniques et aux compétences générales dont elles ont besoin pour s’adapter et réussir.

Pour aider les universités à combler cet écart, le Centre des Compétences futures investira 2,5 M$ sur deux ans dans FUSION, un réseau national qui regroupe les six universités suivantes : l’Université Concordia, l’Université Simon Fraser, l’Université de Calgary, l’Université de la Saskatchewan, l’Université Carleton et l’Université Memorial de Terre-Neuve. Ce financement initial de deux ans appuie le modèle de réseau de FUSION, qui favorisera la collaboration autour du développement des compétences et accélérera la diffusion des innovations réussies.

Les projets du réseau FUSION se concentrent sur la mise en place de formes plus inclusives de développement des compétences à travers ses trois priorités :

  • évaluer les méthodes d’enseignement pour intégrer davantage de compétences futures dans l’enseignement formel et informel;
  • créer des formats d’apprentissage plus souples pour faciliter l’acquisition de compétences et améliorer l’employabilité; et
  • améliorer l’accès à l’éducation postsecondaire et la réussite des groupes sous-représentés, comme les Autochtones, les personnes handicapées et racialisées, et les femmes dans les domaines des STIM.

Au cours de ses deux premières années d’existence, FUSION comptera environ 1 500 personnes inscrites à des programmes donnant droit à des crédits. Le réseau a également pour but de faciliter l’accès aux études universitaires en établissant des partenariats avec des écoles primaires et secondaires, des organismes sans but lucratif et des programmes financés par le gouvernement. Cela permettra de mieux faire comprendre qu’une meilleure collaboration tout au long du cheminement scolaire améliore l’employabilité des diplômés. La structure du réseau FUSION et ses objectifs de collaboration représentent une nouvelle façon de travailler pour les universités canadiennes afin de combler un vide important dans le milieu postsecondaire du Canada.