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Cadre des compétences et compétences essentielles du Canada

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Que ce soient les nouvelles technologies ou les événements mondiaux qui dictent le rythme du changement, les Canadiens et Canadiennes doivent s’adapter au travail. Le Canada a besoin d’un cadre pour les compétences essentielles qui comprend la littératie et la numératie, mais qui va également au-delà. Il doit inclure les compétences générales que les chefs de file de l’industrie considèrent comme indispensables à la réussite, tout comme d’autres compétences essentielles qui aideront la population canadienne à s’adapter, quoiqu’il arrive. Chacune de ces compétences doit être mesurée et faire l’objet d’un suivi pour veiller à ce que les Canadiens et Canadiennes demeurent concurrentiels à l’échelle mondiale. Ce rapport soutient qu’il faut commencer par revoir le cadre canadien sur les compétences essentielles.

Points importants

1

La demande augmente non seulement pour les compétences technologiques, mais également pour les compétences générales comme la résilience, la stabilité émotionnel, la flexibilité et l’adaptabilité. Et si les compétences et les aptitudes constituent la nouvelle « monnaie d’échange » en milieu de travail, nous avons besoin d’approches communes pour comprendre comment les définir, les évaluer et les acquérir.

2

On estime que la moitié des adultes en âge de travailler ne possèdent pas le niveau de littératie nécessaire pour réussir dans la majorité des emplois sur le marché ou pour acquérir les connaissances nécessaires à un nouvel emploi.

3

En dépit des preuves démontrant les effets positifs et la rentabilité des investissements dans l’amélioration des compétences essentielles et du niveau de littératie, le secteur privé n’en fait pas suffisamment. Les Canadiens et Canadiennes accusent un retard par rapport à de nombreux pays quant à leur participation aux multiples possibilités d’éducation des adultes et d’alphabétisation. Le manque d’investissements de la part des employeurs dans le développement des compétences essentielles constitue une importante barrière pour de nombreux adultes possédant un faible niveau de littératie.

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Résumé

L’automatisation, les technologies de rupture et la mondialisation accélèrent le rythme du changement dans les milieux de travail. En parallèle, les Canadiens et Canadiennes doivent acquérir et conserver les compétences et aptitudes nécessaires pour faire tourner et évoluer l’économie nationale. Mais comment faire? L’absence d’uniformité dans la nomenclature utilisée par les employeurs, les chercheurs d’emploi et les fournisseurs de services en ce qui a trait aux compétences et aux aptitudes constitue un des défis.

Le rapport met en évidence la nécessité de développer des approches communes pour comprendre comment définir, évaluer et acquérir les compétences. Avant tout, nous recommandons l’élaboration d’un cadre actualisé sur les compétences essentielles comme première étape indispensable. Cette approche aiderait les chercheurs à évaluer qui, parmi le gouvernement, le secteur privé, les établissements d’enseignement et la société civile, est le mieux placé pour piloter le perfectionnement des compétences et des aptitudes et pour veiller à ce que le Canada demeure concurrentiel à l’échelle mondiale.

La demande augmente non seulement pour les compétences technologiques, mais également pour les compétences générales comme la résilience, la stabilité émotionnelle, la flexibilité et l’adaptabilité. Et si les compétences et les aptitudes constituent la nouvelle « monnaie d’échange » en milieu de travail, nous avons besoin d’approches communes pour comprendre comment les définir, les évaluer et les acquérir.

Le rapport passe en revue les méthodes actuelles utilisées pour développer des cadres de compétences et d’aptitudes, en portant une attention particulière au cadre canadien sur les compétences essentielles. Il résume la recherche sur les définitions et les cadres; évalue les niveaux de compétences essentielles au Canada; examine les demandes de réforme du cadre canadien sur les compétences essentielles et avance d’autres pistes de recherche pour appuyer ces efforts.

Pourquoi avons-nous besoin d’un cadre de compétences?

Un cadre de compétences est un outil servant à acquérir, à classifier et à reconnaître les compétences, les connaissances et les aptitudes. Il permet aux employeurs de cerner leurs besoins en compétences et d’évaluer correctement le classement des candidats lors du recrutement. Un cadre bien conçu peut également fournir des renseignements pour les programmes des établissements d’enseignement et de formation.

Emploi et Développement social Canada (EDSC) a récemment élaboré une taxonomie des compétences et des aptitudes pour faciliter le dialogue pancanadien sur les compétences. Il s’agit des descriptions et des définitions de 47 compétences et de 46 domaines de connaissances, complétées par des attributs physiques et personnels. Cependant, le Canada ne possède pas encore de source de données crédible qui permettrait de comprendre la composition et la distribution des compétences dans les différents emplois et chez les différents travailleurs. Relier la taxonomie des compétences et des aptitudes aux professions existant au Canada contribuera à combler ce manque d’information cruciale.

Les données disponibles offrent un éclairage utile sur la situation. Par exemple, le Canada accuse un retard en matière d’éducation des adultes et d’alphabétisation. Les Canadiens et Canadiennes passent également moins de temps en formation que les travailleurs d’autres pays, ce qui s’explique en partie par le manque d’investissements des employeurs dans la formation en compétences essentielles. Selon le portrait général dressé par une étude, le Canada se classe dans la moyenne quant au niveau d’alphabétisation; en dessous de la moyenne pour la numératie; et au-dessus de la moyenne en résolution de problèmes dans des environnements à forte composante technologique. Une autre étude a révélé qu’il y a six fois plus de Canadiens et de Canadiennes possédant un niveau 2 en alphabétisation qu’il y a d’emplois nécessitant ce niveau. Par conséquent, il y a des postes occupés par des travailleurs qui ne possèdent pas le niveau d’alphabétisation nécessaire.

Le Canada aurait accès à une mine de renseignements précieux s’il faisait le suivi des neuf compétences de base du cadre sur les compétences essentielles d’EDSC. Les résultats pourraient être bénéfiques pour le potentiel de revenus des Canadiens et Canadiennes tout au long de leur vie, réduire les risques de blessure et l’absentéisme, augmenter la productivité au travail et conduire à un accroissement du PIB.

Auteurs

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David Gyarmati

Président et chef de la direction de la SRSA

David Gyarmati est le président et chef de la direction de la Société de recherche sociale appliquée (SRSA). Il contribue à la recherche et à l’évaluation des politiques sociales et du marché du travail au Canada depuis plus de 25 ans, dont deux décennies consacrées au travail pionnier dans la conception, la mise en œuvre et l’évaluation de projets de démonstration à grande échelle au sein de la SRSA. Au cours des dernières années, M. Gyarmati a géré plusieurs projets pancanadiens pour mesurer les effets économiques et sociaux de la formation en milieu de travail, du développement des compétences et des initiatives d’apprentissage des adultes. Il a rédigé des études sur le développement communautaire, le soutien du revenu et les programmes d’incitatifs financiers conçus pour aider les Canadiens défavorisés à faire la transition vers le marché du travail. M. Gyarmati détient une maîtrise ès arts en économie de l’Université de la Colombie-Britannique avec une spécialisation en économie du travail et en économétrie appliquée.

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Janet Lane

Directrice, Human Capital Centre de la Canada West Foundation

Comme directrice du Human Capital Centre de la Canada West Foundation et, auparavant, directrice générale de Literacy Alberta, Janet Lane a acquis, au cours des deux dernières décennies, une expertise en développement du capital humain et une bonne compréhension des répercussions de pénuries de main-d’œuvre qualifiée sur l’économie. C’est après une brillante carrière dans le secteur financier et après avoir travaillé comme conseillère et directrice de projets auprès de commanditaires et de parties prenantes des secteurs public et privé que Mme Lane s’est intéressée au domaine de la littératie et des compétences essentielles. Depuis quelque temps, elle concentre ses recherches et écrits sur la nécessité de placer les compétences à la base de la formation, de l’évaluation et de l’embauche. Literacy Lost : Canada’s Basic Skills Shortfall fait partie de ses plus récents articles. Pour prendre connaissance du travail de Mme Lane, visitez cwf.ca.

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Scott Murray

Président, DataAngel Policy Research Inc

Scott Murray est le président de DataAngel Policy Research Inc., une entreprise canadienne offrant des services de recherche sur les politiques à une clientèle nationale et internationale très diverse. Auparavant, il a été directeur, Résultats d’apprentissage, à l’Institut de statistique de l’UNESCO où il a dirigé les programmes d’évaluation des compétences chez les adultes et les étudiants. Avant d’occuper ce poste, il a été directeur général, Statistique sociale et institutions à Statistique Canada, où il a travaillé près de 23 ans à la Division des enquêtes spéciales. M. Murray a joué un rôle central dans la mise sur pied des systèmes de données du Canada créés dans le but de suivre l’évolution de l’alphabétisation et des compétences essentielles. Il a notamment été directeur des études internationales pour les cinq premières phases d’un projet sur l’évaluation internationale des compétences des adultes et l’élaboration des profils de compétences essentielles. Il détient un baccalauréat spécialisé en administration des affaires de l’Université Western en Ontario.

Pour de plus amples informations, contacter:

Kathleen Powderly – Responsible Comms
kathleen@responsiblecomm.ca

Peter Aterman – Centre des compétences futures
paterman@ryerson.ca

Tomek Sysak – Forum des politiques publiques
TSysak@ppforum.ca

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