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Industrie 4.0, l’avenir du travail et des compétences: Renforcer les ressources collectives de l’industrie aérospatiale canadienne

Le Canada doit se doter d’une stratégie à long terme pour être productif et réduire les coûts, tout en créant, grâce à l’Industrie 4.0, de bons emplois et un travail de meilleure qualité.

Depuis des décennies, le Canada s’est doté d’une industrie aérospatiale robuste et concurrentielle, qui joue un rôle de premier plan dans l’économie, grâce aux 700 entreprises aérospatiales du pays qui emploient environ 90 000 personnes. Avant la pandémie de COVID-19, la demande de main-d’œuvre surpassait l’offre dans l’industrie, ce qui entraînait une pénurie de main-d’œuvre dans de nombreuses professions. L’un des défis majeurs et persistants de l’industrie est d’attirer une nouvelle génération de travailleurs en offrant de bons emplois et un travail de meilleure qualité.

L’adoption de l’Industrie 4.0 (I4.0) est souvent présentée comme un moyen d’accroître la compétitivité de l’industrie, mais aussi d’améliorer la qualité du travail et les compétences en éliminant les tâches répétitives routinières. Notre recherche au sein des grappes de l’industrie aérospatiale de Montréal et de Toronto poursuit deux objectifs : 1) mieux comprendre l’incidence de l’I4.0 sur le travail et les compétences; 2) identifier les conditions susceptibles de permettent aux diverses parties-prenantes de relever les défis de l’I4.0 et des compétences futures.

Dans le contexte de la pandémie de COVID-19, et de l’impact dévastateur qu’elle a eu sur les compagnies aériennes et les entreprises aérospatiales, l’industrie doit impérativement se trouver à l’avant-garde en matière d’innovation de produits et de processus. Le Canada doit se doter d’une stratégie à long terme pour être productif et réduire les coûts, tout en créant, grâce à l’I4.0, de bons emplois et un travail de meilleure qualité.

Points importants

1

Il existe des écarts importants entre les entreprises dans l’adoption de l’I4.0. Si certaines entreprises sont pleinement engages et exploitent actuellemet une usine virtuelle, d’autres n’ont pas encore entamé le virage vers l’I4.0.

2

Les incidences de l’I4.0 sur le travail et les compétences sont assez variables : tous les travailleurs ne sont pas affectés et ceux qui le sont ne le sont pas tous de la même manière.

3

Au sein des deux grappes, le principal défi associé à l’adoption de l’I4.0 et au développement des compétences futures se trouve dans la production de ressources collectives.

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