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La COVID-19 a une incidence négative sur le point de vue des Canadiens et Canadiennes sur l’emploi, mais pas sur leur confiance en leur capacité à rebondir.

Seulement un travailleur canadien sur deux a eu accès à une formation professionnelle offerte par son employeur, ce qui contribue, selon lui, à sa capacité à réussir.

Toronto, le 20 mai 2020 – Un nouveau sondage de l’Environics Institute suggère que la COVID-19 n’a pas eu d’incidence négative sur le point de vue des Canadiens et Canadiennes sur l’avenir ni sur leur confiance en leur capacité à rebondir rapidement après une période difficile, et ce, même si les effets de la pandémie sur l’emploi ont déjà commencé à se faire sentir.

Mené par l’Environics Institute for Survey Research, en partenariat avec le Centre des Compétences futures et le Diversity Institute de l’Université Ryerson, le sondage sur l’emploi et les compétences a révélé que les Canadiens et Canadiennes n’ont pas perdu confiance en leurs capacités ou dans le filet de social depuis que l’impact de la pandémie se fait sentir. Pourtant, la confiance était plus grande chez les personnes possédant des niveaux de scolarité et des revenus plus élevés que chez les travailleurs moins sûrs d’eux et moins certains de pouvoir accéder aux ressources dont ils ont besoin pour faire face à la tempête en matière d’emploi causée par la pandémie.

Les travailleurs affirment que la formation professionnelle contribue à leur capacité à réussir au travail. Toutefois, l’enquête révèle que la moitié de la population active canadienne n’a bénéficié d’aucune formation professionnelle offerte par l’employeur au cours des cinq dernières années.

« Bien qu’il soit encourageant de constater que les travailleurs et travailleuses canadiens se sentaient tout aussi résilients et soutenus par le filet social avant qu’après le début de la pandémie, beaucoup ne ressentent pas ce soutien aussi fortement, déclare Andrew Parkin, directeur général de l’Environics Institute. L’un de nos plus grands défis reste d’apporter de l’aide à ceux et celles qui en ont le plus besoin. »

La COVID-19 a entraîné un changement important dans le point de vue des Canadiens et Canadiennes en matière d’emploi. En effet, un plus grand nombre de travailleurs à l’échelle du pays ont indiqué qu’il s’agit d’un mauvais moment pour trouver un emploi ou s’inquiètent de la sécurité d’emploi pour eux-mêmes ou un membre de leur famille.

La seule province où les résidents n’ont pas enregistré une plus grande insécurité par rapport à l’emploi est l’Alberta, où le niveau de pessimisme était déjà très élevé.

Le sondage montre également que même avant la COVID-19, les Canadiens et Canadiennes étaient nombreux à s’inquiéter de la sécurité d’emploi et à avoir été touchés directement ou indirectement par le chômage; la moitié des membres de la population active s’inquiétaient déjà pour leurs emplois avant la pandémie.

Le sondage donne un aperçu de la manière dont les gouvernements et les employeurs peuvent se préparer à la relance de l’économie. 

Les travailleurs canadiens semblent ouverts à de nouvelles conditions de travail reposant davantage sur la communication et la collaboration assistées par la technologie, un environnement que beaucoup ont connu pendant la période de distanciation physique
Andrew Parkin, Directeur général, Environics Institute

Toutefois, même si le sondage révèle que les travailleurs qui accèdent à de la formation professionnelle ont une opinion positive de ses avantages, beaucoup n’ont pas la chance d’en profiter. Seul un travailleur sur deux a bénéficié d’une formation professionnelle offerte par son employeur au cours des cinq dernières années.

Les travailleurs plus âgés, les travailleurs non syndiqués et ceux ayant un emploi à faible revenu sont moins susceptibles que les autres d’avoir pris part à une formation professionnelle.

Pedro Barata, directeur général du Centre des Compétences futures, indique qu’il espère que le sondage sera considéré comme un outil utile pour la reconstruction de l’économie, car il souligne la résilience des Canadiens et Canadiennes, de même que les secteurs où les gouvernements et les employeurs doivent cibler leurs efforts pour favoriser le retour au travail de millions de travailleurs.

« Le développement des compétences est un élément essentiel d’une stratégie globale de relance économique et de reconstruction d’un avenir meilleur pour les travailleurs après une pandémie ou tout choc économique. Certains secteurs, populations et zones géographiques seront plus durement touchés que d’autres et les gouvernements et les employeurs devraient  réagir en fonction de cette réalité, déclare M. Barata. »

« Certains Canadiens connaîtront plus d’inquiétudes et de difficultés sur le plan économique que d’autres. Pour que les efforts de récupération et de reconstruction réussissent, il faudra tenir compte des questions de genre et de diversité, indique Dre Wendy Cukier, directrice du Diversity Institute de l’Université Ryerson. »

Le sondage de 2020 sur l’emploi et les compétences a été conçu pour explorer les expériences et les attitudes des Canadiens et Canadiennes en matière d’éducation, de formation professionnelle et d’emploi. Toutefois, celui-ci a eu lieu entre la fin de février et le début d’avril, lorsque les graves conséquences de la COVID-19 sur le Canada sont devenues évidentes.

Le sondage a été tenu auprès de 5 000 adultes canadiens de toutes les juridictions du Canada, en ligne (provinces) ou par téléphone (territoires), entre le 28 février et le 4 avril 2020. Environ 2 900 entrevues avaient été réalisées au 9 mars, soit avant la déclaration de la pandémie par l’OMS. Près de 2 100 entrevues ont été menées à partir du 10 mars.

Quelques faits saillants :

  • Après la déclaration de la pandémie, 63 % des Canadiens et Canadiennes ont déclaré avoir confiance en leurs capacités, comparativement à 61 % avant cette période.
  • Après la déclaration de la pandémie, 54 % ont déclaré qu’ils pensaient pouvoir rebondir rapidement après une période difficile, comparativement à 51 % avant cette période.
  • Après la déclaration de la pandémie, 65 % des Canadiens et Canadiennes estimaient qu’ils recevraient probablement du soutien de la part du gouvernement s’ils perdaient leur emploi pendant la pandémie, comparativement à 61 % avant cette période.
  • 51 % de la population active n’a bénéficié d’aucune formation professionnelle offerte par l’employeur au cours des cinq dernières années, les travailleurs à faible revenu étant moins susceptibles d’avoir reçu ce type de formation (42 %) que les travailleurs à revenu élevé (63 %), et les travailleurs de 55 ans ou plus en recevant moins (36 %) que ceux âgés entre 25 et 54 ans (52 %).
  • Près d’un travailleur canadien sur deux a déclaré qu’il était considérablement ou assez inquiet pour lui-même ou un membre de sa famille immédiate de pouvoir trouver ou conserver un emploi stable à temps plein après le début de la pandémie.
  • Les travailleurs plus âgés sont moins susceptibles de s’inquiéter de la sécurité d’emploi (40 % des 55 ans et plus, comparativement à 56 % des 25 à 34 ans).
  • Les femmes (44 %) sont plus susceptibles que les hommes (35 %) de dire qu’il s’agit d’un mauvais moment pour trouver du travail dans leur région.

Lisez le rapport complet ici

À propos du Centre des Compétences futures

Le Centre des Compétences futures (CCF) est un centre de recherche et de collaboration visionnaire qui a pour mission de préparer les Canadiens et Canadiennes à la réussite professionnelle et de répondre aux besoins des employeurs en matière de talents. À titre de communauté pancanadienne, le CCF réunit des experts et des organisations de divers secteurs afin de déterminer, d’évaluer et de partager des approches novatrices visant à développer les compétences nécessaires dans le but de favoriser la prospérité et l’inclusion. Le CCF participe directement à l’innovation en investissant dans des projets pilotes et des recherches universitaires sur l’avenir du travail et des compétences au Canada. Le Centre des Compétences futures est financé par le programme Compétences futures du gouvernement du Canada.

À propos de l’Environics Institute

L’Environics Institute for Survey Research a été créé par Michael Adams en 2006 pour promouvoir une recherche pertinente et originale sur l’opinion publique et la société à l’égard de questions importantes de politique publique et de changement social.

À propos du Diversity Institute de l’Université Ryerson

Le Diversity Institute dirige et coordonne des recherches pluridisciplinaires et multipartites pour répondre aux besoins d’une population canadienne diversifiée.

Personnes-ressources pour les médias :

Centre des Compétences futures
Églantine Ronfard
Directrice des communications
Courriel : [email protected]

Environics Institute
Andrew Parkin
Directeur général
Courriel : [email protected]

Diversity Institute
Kathleen Powderley
Courriel : [email protected]

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